
En matière de déchets
D’où sort-il ? Comment a-t-il été calculé ? Personne ne le conteste, ni les techniciens, ni les responsables politiques. Nous demandons une explication claire et précise. Ce coût-vérité est-il le même partout en Belgique ?
Après que la Wallonie ait été la fosse à purin de la Flandre, le Luxembourg est en passe de devenir la décharge publique de la Wallonie avec la bénédiction et la complicité d’IDELUX, organisation hautement politisée.
Il est en effet avéré que des déchets provenant de la province de Namur se retrouve dans les décharges luxembourgeoises de Tenneville et de Habay. Personne ne sait, à part les responsables d’Idelux, ce qui se trouve exactement dans les camions namurois.
La solidarité a des limites qu’il faut rappeler maintenant.
En matière d’eaux usées
Les mêmes questions peuvent être posées à ce sujet. Le traitement des eaux usées a-t-il le même coût partout en région wallonne ? Le Luxembourg a certes le territoire le plus étendu de la région. Il est aussi celui où la population est la moins nombreuse, de même que l’activité industrielle et commerciale est la moins développée, et de loin beaucoup moins polluante que les autres provinces wallonnes ; même en ce qui concerne l’agriculture, le Luxembourg est largement en deçà des autres provinces pour ce qui est de la pollution des sols et des sous-sols.
Les coûts-vérités et le grand principe du pollueur payeur sont les grands bluffs de l’ensemble d’un monde politique hautement hypocrite.
Sous la pression flamande, le pouvoir fédéral a laissé de plus en plus de responsabilités aux pouvoir locaux. Il faut préciser que les domaines délaissés sont aussi les plus coûteux. La sécurité, le réseau routier, les oubliés de l’ONEM, les coûts-vérités sont autant de domaines onéreux dont s’est débarassé l’Etat central.
Le pouvoir fédéral ou les pouvoirs régionaux, toute tendance politique confondue, nous font miroiter, qui des réductions d’impôts, qui des suppressions de taxes sans jamais dire ce qui augmente à une vitesse fulgurante et que l’on appelle pudiquement « coût-vérité et principe du pollueur-payeur «.
Si vous n’êtes pas conscient de cette réalité mainteant, vous voterez comme vous avez toujours voté.
LA POLITIQUE DES DECHETS
Petit quizz pour commencer
Dans quelle commune luxembourgeoise produit-on de l’eau de source ?
Réponse ?
Etalle !
Les deux communes luxembourgeoises suivantes sont remarquables : Tenneville et Habay !
Pourquoi ?
Réponse ?
Elles abritent toutes les deux une décharge publique !
A Tenneville, il existe un collectif qui s’oppose à Idelux quant à la gestion du « centre d’enfouissement technique ». Pourquoi pas à Habay ? La commune d’Habay est rémunérée pour avoir accepté la décharge sur son territoire. Les nuisances sont toutes dirigées vers la commune d’Etalle, nuisances systématiquement niées par Idelux.
Habitant la commune d’Etalle, j’ai récemment eu l’occasion d’assister à des réunions consacrées au renouvellement du permis d’exploiter du centre d’enfouissement technique d’Habay, autrement dit : « décharge publique du sud-Luxembourg «. Le pendant au nord de la province se situe à Tenneville. Au-delà du problème spécifique posé aux alentours de ladite décharge ( pollution du sol, du sous-sol, des nappes aquifères, de l’air environnant ), le fonctionnement d’Idelux, organisme existant sous la forme d’un intercommunale, m’a réellement interpellé. Cet organisme se comporte complètement comme une multinationale surpuissante écrasant tout sur son passage ; il n’y a que l’arme de la délocalisation qu’elle ne possède pas en l’occurrence. De l’extérieur, l’on a la curieuse impression de se heurter à un mur et qu’Idelux agit sans un quelconque contrôle. Leurs dirigeants se sont offerts des parachutes dorés à la sortie, se paient des voyages à l’étranger sous de sombres prétextes économiques.
N’oublions pourtant pas qu’il s’agit au départ d’une association de communes de la province et qu’à ce titre les responsables politiques communaux ont une obligation de contrôle et de répression des abus, si besoin en est. Au fil des années, il semble que la notion d’intercommunale au service de tous et agissant pour le bien de tous ait entièrement disparu pour laisser place à une direction politisée à outrance se comportant véritablement comme une entreprise privée pour des intérêts privés.
Il n’est pas ici question de nier les belles réalisations d’Idelux sur le plan économique mais de dénoncer un système dont tous les partis traditionnels sont partie prenante ; où chacun trouve son compte, un jour ou l’autre ; ils évitent soigneusement de rendre eux-mêmes publiques les dérives dont ils se rendent coupables depuis des années. Les avantages et autres privilèges qu’ils s’accordent sont absolument incompatibles avec la notion de service public qui est l’essence même d’une intercommunale.
Je prétends qu’une surveillance extérieure et indépendante est nécessaire et qu’un audit externe serait le bienvenu afin de faire la clarté sur les agissements d’Idelux, notamment au niveau des frais de fonctionnement de tous ordres.
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Le coût-vérité, d’où sort-il ? Comment a-t-il été calculé ? Personne ne le conteste, ni les techniciens, ni les responsables politiques. Nous demandons une explication claire et précise. Ce coût-vérité est-il le même partout en Belgique ?
Après que la Wallonie ait été la fosse à purin de la Flandre, le Luxembourg est en passe de devenir la décharge publique de la Wallonie avec la bénédiction et la complicité d’IDELUX, organisation hautement politisée.
Il est en effet avéré que des déchets provenant de la province de Namur se retrouve dans les décharges luxembourgeoises de Tenneville et de Habay. Personne ne sait, à part les responsables d’Idelux, ce qui se trouve exactement dans les camions namurois.
La solidarité a des limites qu’il faut rappeler maintenant.
Ainsi, une commune où les déchets sont triés payera la même chose qu’une commune où l’on ne trie pas ou moins ; votre voisin qui a un ménage similaire au vôtre sort six sacs poubelles chaque semaine ; vous n’en sortez qu’un seul tous les quinze jours ; pour toute récompense, vous payerez la même chose que lui.
Plus généralement, il faut se rendre à l’évidence. Tout comme le CO2, le déchet est devenu un enjeu économique de première importance, un vaste marché dans lequel il faut produire. Des usines fabriquent des déchets, d’autres les recyclent. De l’emploi est créé, des milliers personnes vivent de la production et du recyclage des déchets, on ne peut ralentir un marché en plein développement. Le seul problème est son financement. Voila pourquoi ils vous ont inventé le coût vérité. Le consommateur utilisateur paie pour que les usines de recyclage fonctionnent à plein régime tout en maintenant l’emploi. Le tour est joué. Le courage en politique eut été de prendre toute mesure nécessaire à la diminution de la production de ces déchets inutiles avec comme corolaire une diminution du volume de l’emploi dû à une production moindre et à un recyclage moins important. Cette option aurait pourtant permis de grandement diminuer la production des déchets toxiques beaucoup plus virulents que sont les gaz à effet de serre. L’hypocrisie toujours de mise dans un domaine pourtant vital pour une politique à très court terme, le temps d’une carrière politique.