
Réjouissez-vous, citoyens !
Les banques sont sauvées, à force de milliards publics.
A l’avenir, les actionnaires – petits et grands – pourront à nouveau percevoir des dividendes, les administrateurs délégués pourront encore ouvrir leurs parachutes dorés. La classe politique était unanimement d’accord, même si de petites variantes étaient proposées.
Elle a bon dos, la crise.
Voici venir le temps de l’austérité. C’est la faute à personne.
Tout le monde est blanc comme neige, surtout avant les élections !
Pleurez, citoyens !
Vous allez pouvoir participer au sauvetage financier d’un Etat en pleine déconfiture. L’argent va changer de poches. C’est la faute à personne.
Gouverner, c’est prévoir, dit l’adage. Pauvre Emile de Girardin qui doit se retourner dans sa tombe en voyant l’inconscience du politicien moderne.
Le gouvernement fédéral n’a pas prévu la crise financière. Le gouvernement wallon n’a pas prévu la dégradation du réseau routier.
L’homme ou la femme politique ne sont plus là pour prévoir mais bien pour faire des voix. La seule chose importante pour un parti est le nombre de voix. C’est ainsi que bourgeonnent les filles et fils de…ainsi que les personnalités médiatiques pesant lourd en voix.
Affirmer comme certains que la crise aurait été bien pire dans un système politique de gauche est parfaitement pitoyable.
Soyez contents, citoyens !
La casse est limitée. Heureusement qu’ils étaient là !
Croyez-vous, citoyens qu’ils assumeraient ne fut-ce qu’une infime partie de responsabilité ? Oh, que nenni ! Les responsables sont toujours les autres.
Si personne n’est responsable, que personne n’a rien fait ni de mal, ni de bien, pourquoi donc les a-t-on payés ? Qu’ils remboursent donc leurs émoluments perçus indûment !
Personne n’a rien fait, mais attendez les prochaines élections, s’ils sont élus, vous allez voir ce que vous allez voir !
Analyse
La crise financière n’est que l’iceberg qui cache la faillite des empires occidentaux, la fin de la société de consommation. Comment en sommes-nous arrivés là ? Pourquoi nous n’en sortirons pas sur un simple claquement de doigts ?
Le développement économique commencé après la fin de la seconde guerre mondiale est basé uniquement sur une production effrénée avec une augmentation exponentielle de la rentabilité. La vision capitaliste ultralibérale n’a jamais changé. L’écoulement des produits fabriqués est allé de pair avec une consommation qui devait absorber cette production débridée.
Que se passe-t-il aujourd’hui ? La capacité de consommation des pays développés est à son plafond et n’est plus susceptible d’augmenter. Si la consommation n’augmente plus, la production n’augmente plus non plus.
L’exemple de l’industrie automobile est révélateur à cet égard. Dans les années cinquante, les propriétaires de véhicules automobiles étaient rares. Le développement de la production et l’évolution des techniques combinés à la diminution des coûts ont conduit à la démocratisation de l’accès à la propriété d’une automobile. Bien que dans les pays développés, une certaine tranche de la population soit toujours exclue de l’accès à un confort minimum, il n’est pas rare aujourd’hui de compter un, deux ou même trois véhicules pour une famille normale. Le marché est complètement saturé et la production doit donc être réduite en fonction de la fréquence de remplacement du produit. La production ne connaîtra plus de croissance avant longtemps.
La démonstration vaut pour tous les domaines économiques, que ce soit les télévisions, les appareils électroménagers. Le secteur de la construction suivra. Le nombre d’habitations ne pourra jamais dépasser le nombre d’habitants et le territoire de la Belgique n’est pas extensible.
Les réactions nationalistes flamandes deviennent risibles. La Flandre souffrira beaucoup plus de cette crise que la Wallonie car lorsqu’on se dit riche, on a beaucoup à perdre. Les contorsions des bourgmestres de BHL en deviendraient pathétiques.
La seule réponse à ce problème mondial mais particulièrement crucial dans les pays industrialisés est la solidarité à tous niveaux, familial, communal, provincial, régional, national et européen car dans ce contexte, même la France est un petit pays, n’en déplaise à Sarkozy.
LA CRISE – LE CITOYEN ET L’IMPOT
Réjouissez-vous, citoyens !
Les banques sont sauvées, à force de milliards publics.
A l’avenir, les actionnaires – petits et grands – pourront à nouveau percevoir des dividendes, les administrateurs délégués pourront encore ouvrir leurs parachutes dorés. La classe politique était unanimement d’accord, même si de petites variantes étaient proposées.
Elle a bon dos, la crise.
Voici venir le temps de l’austérité. C’est la faute à personne. Tout le monde est blanc comme neige.
Pleurez, citoyens !
Vous allez pouvoir participer au sauvetage financier d’un Etat en pleine déconfiture. L’argent va changer de poches. C’est la faute à personne.
Gouverner, c’est prévoir, dit l’adage. Pauvre Emile de Girardin qui doit se retourner dans sa tombe en voyant l’inconscience du politicien moderne.
Le gouvernement fédéral n’a pas prévu la crise financière. Le gouvernement wallon n’a pas prévu la dégradation du réseau routier.
L’homme ou la femme politique ne sont plus là pour prévoir mais bien pour faire des voix. La seule chose importante pour un parti est le nombre de voix. C’est ainsi que bourgeonnent les filles et fils de…ainsi que les personnalités médiatiques pesant lourd en voix.
Affirmer comme certains que la crise aurait été bien pire dans un système politique de gauche est parfaitement pitoyable.
Soyez contents, citoyens ! La casse est limitée. Heureusement qu’ils étaient là !
Croyez-vous, citoyens qu’ils assumeraient ne fut-ce qu’une infime partie de responsabilité ? Oh, que nenni ! Les responsables sont toujours les autres.
Si personne n’est responsable, que personne n’a rien fait ni de mal, ni de bien, pourquoi donc les a-t-on payés ? Qu’ils remboursent donc leurs émoluments perçus indûment !
Personne n’a rien fait, mais attendez les prochaines élections, s’ils sont élus, vous allez voir ce que vous allez voir !
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L’impôt moderne, à son origine, était un prélèvement effectué sur les revenus proportionnellement des plus élevés au moins élevés, prélèvement qui permettait une certaine redistribution des richesses et, pour partie, constituait une réserve pour l’avenir. Actuellement, s’il est encore défini de la même façon, on découvre que sa réalité est tout autre.
Un très bel exemple nous en est donné par la gestion de la crise financière. Les institutions qui se sont trouvées en difficulté à la suite d’énormes erreurs de gestion ont été « sauvées » grâce à de l’argent public emprunté. Sous prétexte de défendre l’emploi, le petit épargnant et le petit actionnaire (terme qui n’a jamais été défini exactement !), tous les états, y compris la Belgique ont déboursé des milliards d’euros. Cet argent que l’Etat ne possédait pas a été emprunté et la population le remboursera encore lorsque Reynders et Cie seront pensionnés et même peut-être morts. L’on n’avait pas le choix et personne n’a contesté cette manière d’agir si ce n’est sur des détails.
Ce faisant, l’avenir du pays a été gravement mis en péril. Le système de sécurité sociale (pensions, soins de santé,…) est sérieusement hypothéqué. Les budgets futurs seront quasi impossibles à boucler et des économies drastiques devront être imposées.
Que sont les dépenses de sécurité sociale, les emplois dans le secteur public,…
Le paradoxe que nos responsables politiques ne relèveront certainement pas réside dans le fait que, pour sauver des emplois privés dont une partie sera perdue dans les restructurations inévitables qui vont suivre.
Ne vous étonnez donc pas de n’avoir plus que des correspondants virtuels au bout du fil, si vous avez la chance d’encore en avoir un.
ET PENDANT CE TEMPS-LA …
Les responsables, escrocs, arnaqueurs en tout genre jouiront d’une liberté dorée. L’argent investi dans les coquilles vides est bien passé quelque part ; il ne s’est pas volatilisé pour tout le monde. Il existait et n’a fait que changer de mains.
Vous ne l’avez pas, moi non plus !
Croyez-vous qu’il viendrait à l’idée de nos supermans politiques de chercher les coupables ; les responsables de ce fiasco existent bel et bien, ils ont commis des actes délictueux mais on ne les mettra pas en prison. Les loups ne se mangent pas entre eux.
Mais, non seulement on les a déjà absout mais en plus ce sont les innocents qui paieront, qui paient déjà.
L’EUROPE ET L’EMPLOI
Ne nous faisons pas d’illusions. L’Europe est une réalité financière et économique ; elle ne sera peut-être jamais une réalité sociale.
Dans les années 90, les deux Allemagnes ont été réunies. L’Allemagne de l’ouest a supporté tous les problèmes de la réunification qui n’est d’ailleurs pas encore complètement réalisée.
Il suffit de transférer ces problèmes à la dimension de l’ensemble de l’Europe économique pour se rendre compte des énormes difficultés qui nous attendent.
Giscard d’Estaing, Dehaene, Sarkozy, Reynders, Michel, Lamy, … ne sont pas précisément des syndicalistes.
Les entreprises de la partie la plus développée de l’Europe auront tout loisir de délocaliser la production dans les pays les moins développés. Plus tard, lorsque le retard de développement sera comblé, les mutinationales pourront se lancer à l’assaut de l’Asie et de l’Afrique.